L'épreuve en trois temps
Le candidat joue un chauffeur VTC avec un client fictif, joué par un membre du jury, sur un trajet simulé. Trente minutes au total, classiquement réparties en trois blocs :
- accueil et installation du passager (environ cinq minutes),
- « conduite » simulée et dialogue pendant le trajet (quinze minutes),
- facturation et prise de congé (dix minutes).
L'oral a lieu dans la salle d'examen, pas au volant. On ne vous demande pas de conduire. On évalue votre comportement professionnel en situation, pas votre maîtrise de la boîte de vitesses.
Les huit compétences évaluées
Le jury coche une grille officielle. Ce qui rapporte vraiment des points :
- Posture d'accueil (tenue, langage, initiative).
- Vérification d'identité du client sur une réservation préalable.
- Sécurité (ceinture, bagages arrimés, vitres, verrouillage central).
- Choix d'itinéraire argumenté (temps, trafic, confort).
- Comportement en cas d'imprévu (embouteillage, passager désagréable, retard).
- Gestion de la facturation (tarif annoncé à l'avance, justificatif, moyens de paiement).
- Application des règles spécifiques VTC (interdiction de maraude, plaques, stationnement).
- Conclusion et prise de congé (remise du reçu, courtoisie finale).
Chaque compétence est notée sur une échelle de quatre niveaux. L'examen est validé si la moyenne globale atteint 10/20 et qu'aucun item éliminatoire n'est raté (sécurité, maraude, identification du client).
Les cinq erreurs qui plombent le score
Ce sont celles que les formateurs retrouvent systématiquement dans les débriefings d'échec :
- Oublier la vérification d'identité sur une prestation pré-réservée.
- Proposer un trajet sans justifier le choix (« je passe par là, c'est plus rapide » ne suffit pas).
- S'énerver face au passager difficile joué volontairement par le jury.
- Omettre le justificatif de course en fin de prestation.
- Confondre règles Taxi et VTC : prise en charge en station, meter physique, signalétique lumineuse sont interdits aux VTC.
Comment se préparer
Jouer les scénarios à voix haute, seul ou avec un proche qui joue le passager. C'est plus efficace qu'une énième relecture de la carte professionnelle VTC et du code.
Réviser le décret 2017-1194 qui cadre les obligations de sécurité et de signalétique. Les questions du jury s'appuient souvent directement sur ses articles.
Si possible, observer deux ou trois courses réelles avec un VTC actif. Vingt euros pour quarante-cinq minutes de simulation dans ses créneaux creux est un investissement souvent accepté. Vous verrez ce qu'un professionnel fait naturellement et que l'examen attend.
Lister ses propres phrases types pour chaque phase (accueil, annonce du tarif, gestion d'un retard). Les candidats qui improvisent à l'oral perdent en moyenne deux ou trois points sur la posture.
Le jour J
Arriver vingt minutes à l'avance. Prévoir pièce d'identité, convocation et un stylo.
Tenue professionnelle propre. Chemise ou polo suffisent, pas besoin de costume. Les candidats en survêtement perdent d'emblée sur le critère posture.
Le jury est souvent composé d'un représentant de la chambre des métiers et d'un professionnel du transport. Il connaît les scénarios par cœur. Ne pas jouer trop théâtral, rester naturel.
En cas d'échec
Cinq tentatives maximum sur deux ans à compter de l'admissibilité écrite. Au-delà, il faut repasser l'écrit.
Débriefer la grille avec le formateur du centre si vous êtes passé par un centre agréé. La plupart consignent les points ratés et proposent une session de rattrapage ciblée.
Revoir surtout les deux ou trois compétences ratées, rarement toutes. Les candidats recalés à la première tentative passent majoritairement à la seconde.