Dictionnaire · Fiscal
Amortissement véhicule
Mécanisme comptable qui étale le coût d'achat du véhicule VTC sur sa durée d'usage (typiquement 5 ans), déductible fiscalement au régime réel.
Dictionnaire · Fiscal
Mécanisme comptable qui étale le coût d'achat du véhicule VTC sur sa durée d'usage (typiquement 5 ans), déductible fiscalement au régime réel.
L'amortissement véhicule est un mécanisme comptable et fiscal qui permet d'étaler le coût d'achat d'un véhicule professionnel sur sa durée d'usage (typiquement 5 ans pour un VTC). Cela revient à déduire chaque année une fraction du prix du véhicule du bénéfice imposable. C'est l'un des leviers fiscaux majeurs d'un VTC au régime réel.
Un véhicule acheté 30 000 € HT en 2026 n'est pas déductible en une fois. Au régime réel, il est amorti linéairement sur 5 ans :
Total déduit : 30 000 € sur 5 ans. Économie fiscale cumulée (supposons une tranche d'IR à 30 %) : 9 000 € sur la période.
Peuvent amortir :
Ne peuvent PAS amortir :
C'est souvent la principale raison de basculer vers le régime réel quand on a un véhicule coûteux.
L'État limite la déductibilité fiscale des véhicules de tourisme considérés comme « non strictement nécessaires à l'activité ». Pour 2026, le plafond d'amortissement est :
| Type de véhicule | Taux CO₂ ou énergie | Plafond amortissement |
|---|---|---|
| Électrique (émissions ≤ 20 g/km) | 30 000 € | |
| Hybride rechargeable (20-49 g) | 20 300 € | |
| Thermique peu polluant (50-130 g) | 18 300 € | |
| Thermique plus polluant (> 130 g) | 9 900 € |
IMPORTANT: pour lesVTC, unedérogation s'applique car le véhicule est directement nécessaire à l'activité (article 39-4 du CGI). Le plafond est porté à la totalité du prix d'achat, quelle que soit la motorisation. C'est une spécificité fiscale majeure pour le VTC.
Condition: l'entreprise doit êtreinscrite au registre EVTC et le véhicule doit porter les vignettes VTC. L'administration fiscale l'accepte sur production de ces justificatifs.
La durée d'amortissement dépend de l'usage attendu. Pour un VTC intensif (100 000+ km/an) :
L'administration fiscale n'impose pas une durée spécifique, mais en cas de contrôle, il faut justifier un choix réaliste. 5 ans est la norme pour la plupart des VTC.
1. Amortissement linéaire (le plus courant).
Division égale du prix sur la durée :
2. Amortissement dégressif (rare pour les VTC).
Déduction plus importante les premières années, décroissante ensuite. Non accessible aux véhicules de tourisme classiques, réservé à certains équipements pro spécifiques.
Si le véhicule est en LLD ou LOA, il n'est pas à votre nom (le loueur en est propriétaire) → pas d'amortissement. À la place, les loyers mensuels sont déductibles intégralement (pareil résultat fiscal, mécanique différente).
C'est souvent plus simple que gérer un amortissement (pas de plafond à surveiller, pas de plus-value à calculer en fin de vie).
Si vous revendez le véhicule avant la fin de l'amortissement, calcul :
Exemple : véhicule acheté 30 000 € en 2023, amorti 3 ans à 6 000 €/an → valeur nette comptable = 30 000 - 18 000 = 12 000 €. Revendu 15 000 € en 2026 → plus-value de 3 000 € à réintégrer dans le bénéfice imposable.
En SASU / EURL à l'IS : plus-value courante, taxée au taux de l'IS. En EI au réel / EURL à l'IR : plus-value à court terme (bien amorti < 2 ans) ou long terme selon durée, avec des règles spécifiques.
Pour un VTC au régime réel de TVA, la TVA sur le véhicule est récupérable à 100 % (car usage pro exclusif), contrairement aux véhicules de tourisme classiques où elle est non récupérable.
Un véhicule 35 000 € TTC en 2026 = 29 166 € HT + 5 834 € de TVA récupérable. L'amortissement se fait sur la base HT (29 166 €).
Au-delà du véhicule, sont amortissables sur des durées propres :
Pour un VTC en régime réel achetant un véhicule :
L'amortissement véhicule est le premier poste déductible d'un VTC au régime réel. Sa bonne gestion peut représenter 3 000 à 8 000 € d'économie fiscale annuelle.
À rapprocher
Bénéfices Industriels et Commerciaux : catégorie fiscale des revenus tirés d'une activité commerciale, artisanale ou industrielle — dont le VTC.
Professionnel réglementé qui tient la comptabilité d'une entreprise et produit les déclarations fiscales. Obligatoire en pratique pour un VTC au régime réel.
Impôt sur les Sociétés : impôt prélevé sur les bénéfices des sociétés (SASU, SARL, EURL sur option). Taux de 15 % puis 25 %.
Location Longue Durée : contrat de location de véhicule de 24 à 60 mois, sans option d'achat. Modèle dominant pour les flottes VTC professionnelles.
Location avec Option d'Achat : contrat de location de 24-60 mois permettant d'acheter le véhicule à la fin à un prix prédéfini.
La TVA applicable au transport de voyageurs en France est de 10 %. Les VTC en franchise en sont dispensés, les autres la facturent et la reversent.
Lexique
Bénéfices Industriels et Commerciaux : catégorie fiscale des revenus tirés d'une activité commerciale, artisanale ou industrielle — dont le VTC.
Cotisation Foncière des Entreprises : impôt local annuel dû par toute entreprise, même micro. Payable en décembre, exonérée la 1re année.
Somme encaissée par le chauffeur VTC pour ses prestations, avant déduction des charges. Base de calcul des cotisations en micro-entreprise.
Direction Générale des Finances Publiques : administration qui collecte les impôts et la TVA. L'interlocuteur fiscal principal du chauffeur VTC.